29 mai 2009
Ne manquez pas la traditionnelle grande brocante organisée par l’Amicale de Féron
Une brocante à Féron le 28 juin pour
découvrir le village des arts et de la matière !
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Partez sur les traces des origines du village de Féron :
Comme on peut s’en douter, le nom de Féron vient du mot fer. Dès le 11ème siècle, des mines de fer ont en effet été exploitées sur le territoire de Féron. Au lieu-dit Pont-de-Sains a été créée en 1581 une forge par Philippe de Lallis, originaire de Glageon. Un premier château est élevé au XVIe siècle dont ne perdure que la porte d’accès constituée de deux tours. En 1747, Philippe-Joseph-Emmanuel du Puis fait bâtir sur les lieux un château que Talleyrand rachète après les saisies révolutionnaires. Le prince ajoute une aile en 1808, ainsi qu’un étage en 1829. A la fin du XIXe siècle, d’importants remaniements sont effectués par la famille de Castellane. L’activité de forge, quant à elle, cesse en 1860, à la suite d’un édit protégeant la forêt et de l’intérêt pour la houille. Le château appartient désormais à l’association trélonnaise la Maison des Enfants qui y a créé un centre d’aide par le travail pour des adultes handicapés.
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Si vous passez par Féron ce dimanche 28 juin, allez faire un petit tour du côté du lieu- dit " le Trou-de-Féron ". Ce nom évoquerait selon la légende, une sorte de trou où les féronnais s’étaient réfugiés au 16ème siècle, avant de se faire massacrer. La chapelle Lejeune, construite en pierre bleue vers 1643, témoigne aussi de l'inquiétude des habitants face aux invasions des Espagnols et des Autrichiens. Cette petite chapelle restaurée est visible du côté de la rue d'Avesnes.
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Une brocante qui monte en puissance
chaque année !
Buvette et restauration sur place
Renseignements et réservation au 03
27 57 35 11 ou 03 27 60 24 07.
13 mai 2009
Plein feu sur la nuit des musées 2009 à l’écomusée de l’avesnois
L’écomusée ouvre samedi soir ces 4 sites pour une « nuit magique » !
Après avoir mis à l’honneur en 2007
le musée du textile et de la vie sociale, puis en 2008 l’atelier-musée du verre
à Trélon, l’écomusée de l’avesnois a décidé cette année d’ouvrir ses 4 sites à
Trélon, Fourmies, Felleries et Sains-du-Nord. Au programme de ce samedi 16 mai
dès 19 heures, il y aura des visites guidées, des démonstrations de savoir
faire, des jeux de piste ou des 7 erreurs dans les musées, des expositions
originale et une mise en lumière particulière de la maison du bocage à
Sains-du-Nord.
Plein feu sur la maison du bocage à Sains-du-Nord
Venez visiter le musée de
Sains-du-Nord consacré à la vie rurale, à la lumière des lampes torches et des
projecteurs… Découvrez dans la grange et dans le jardin les installations
audiovisuelles de Laetitia Legros, ainsi que les œuvres textiles détournées
d’Aurélie Mathigot, 2 artistes en « résidence – mission » dans les
écoles de l’Avesnois depuis le mois de janvier. Une exposition de travaux
d’élèves de l’Avesnois, ainsi que des animations musicales décalées et festives
avec la participation de Bruno Williame et des musiciens du collectif Sajepi,
vous seront proposées dès 19h. Cette manifestation est organisée en partenariat
avec l’Education Nationale (Circonscription d’Avesnes – Fourmies), la DRAC
Nord-Pas-de-Calais et la Chambre d’eau.
Une exposition et un jeu des 7 erreurs au musée de Fourmies
Le musée du textile et de la vie
sociale à Fourmies ouvrira également ces portes ce samedi 16 mai dès 17h30 avec
le vernissage de la nouvelle exposition de l’association « Artistiquement
vôtre ». Après avoir découvert la vingtaine d’œuvres exposées dans le hall
d’entrée du musée fourmisien, vous êtes invités à déambuler dans le musée
jusqu’à 23 heures. Des visites guidées gratuites de l’atelier textile, de la
salle des machines à vapeur et de l’espace « vie sociale » vous
seront proposées à 19h30, 20h30 et à 21h30. Profitez-en pour découvrir la
nouvelle borne multimédia, avec ses 2 courts métrages et son petit jeu pour
tenter de devenir en 2 minutes 30, un « chauffeur de machine à
vapeur ». Des démonstrations du savoir faire textile compléteront le
dispositif tout au long de la soirée.
De la magie des bois jolis au soufflage de verre en pleine nuit !
Au musée des bois jolis à Felleries,
plusieurs visites guidées gratuites vous seront proposées. A 19h30, 20h30 et à
21h30, les visiteurs pourront découvrir le fonctionnement d’un moulin à deux
tournants, unique en Nord-Pas-de-Calais et les espaces muséographiques dédiés à
la boissellerie, un artisanat qui avait fait la réputation de ce village de
l’Avesnois des années 1800 à 1980. Dans son atelier, le dernier tourneur sur
bois en activité du village, fera virevolter les copeaux pour redonner vie aux
"Bois Jolis" de Felleries…
Enfin, attardez-vous à l’atelier-musée du
verre de Trélon, pour terminer votre soirée dans un site verrier unique en
Europe ! Des visites guidées gratuites vous seront également proposées à
19h30, 20h30, 21h30 et 22h30. Vous assisterez dans la pénombre de la nuit à des
démonstrations époustouflantes des souffleurs de verre de l’écomusée. Les
artisans verriers travailleront devant vous la matière en fusion et sous vos
yeux, des pièces uniques apparaîtront…
> Entrée Gratuite / Buvette et
restauration sur place selon les sites
Ouverture des portes de 19h à 23h
pour les sites de Fourmies, Trélon et Felleries / De 19h à 24h pour le site de
Sains-du-Nord
Renseignements : 03 27 60 66 11
12 mai 2009
Les rendez-vous nature 2009 de l’écomusée
Découvrez les merveilles de la nature et du bocage avec l’écomusée de l’avesnois
Les 4 sites de
l’écomusée de l’avesnois vous invitent à découvrir notre région et à s’offrir
une balade guidée gratuite en pleine nature ! Du 16 mai au 16 septembre, 6
promenades commentées vous seront proposées par Marie-Odile Brice, médiatrice
au service pédagogie et de médiation culturelle à l’écomusée. C’est une
occasion idéale pour devenir incollable sur la faune, la flore et l’histoire du
bocage ou de nos forêts environnantes.
Samedi 16 Mai à 14h30 : Place de l’église de Baives
La balade du « Circuit des Monts de Baives ».
Vous êtes invités à observer
les différentes composantes du paysage de la fagne qui entoure ce petit village
typique du sud-Avesnois. Sur la réserve naturelle des monts de Baives, découvrez
le four à chaux et la carrière de pierre, ainsi que la flore calcicole si
particulière au sein de cette réserve. La guide de l’écomusée en profitera pour
vous initier à la biomimétique (une démarche consistant à reproduire artificiellement des
propriétés essentielles d'un ou de plusieurs systèmes biologiques).
> Balade guidée gratuite Renseignement au 03 27 60 66 11
Mercredi 24 juin à 9h00 : Maison du bocage de Sains du Nord
« Circuit des haies
et des ruisseaux »
En ce jour de solstice
d’été, les vertus des plantes sont renforcées, venez donc les collecter et des
recettes vous découvrirez pour profiter de leurs bienfaits.
Lundi 6 juillet à 14h00 : Parking des étangs des moines de Fourmies
« Circuit des
forges et des moines »
Venez découvrir, les
étangs de moines. C’est par les sens que
nous ferons connaissance avec les nombreuses essences qui donnent naissance à
ce milieu forestier.
Lundi 27 juillet à 14h00 : place de l’hôtel de ville de Wignehies.

« Circuit nature et
paysage »
Partez pour une balade
bocagère et découvrez ainsi ce paysage si particulier.
Profitez en pour
détecter les différentes graines que nous rencontrerons en chemin. Nous
parlerons aussi de la biomimétique.
Lundi 3 Août à 14h00 : Maison du bocage de Sains-du-Nord
« Circuit des haies
et des ruisseaux »
Profitez de l’été pour
flâner dans le bocage. Vous découvrirez
un certain nombre d’éléments naturels dont l’homme s’est inspiré pour ses
inventions, lui rendant ainsi service dans sa vie de tous les jours.
Mercredi 16 septembre à 14h00 : Maison du bocage de Sains-du-Nord
« Circuit des haies
et des ruisseaux »
11 mai 2009
Gros plan sur la nuit des musées à Sains-du-Nord
Une nuit magique le 16 mai à la maison du bocage !
Dans la cadre de l’opération
nationale « la nuit des musées », vous êtes invités à venir visiter ce
samedi 16 mai dès 19 heures la maison du bocage à Sains-du-Nord comme vous ne
l’avez jamais vue ! Il s’agit d’une mise à l’honneur originale de cette
ancienne maison de maître, transformée en ferme au 19ème siècle, puis en un
musée de la vie rurale en 1985.
Cette « nuit magique » est une occasion idéale pour découvrir « Territoire » : une exposition d’installations audiovisuelles de Laetitia Legros et des œuvres textiles détournées d’Aurélie Mathigot, 2 artistes en « résidence – mission » en Avesnois depuis le début de l’année. Participez à ce voyage culturel d'un nouveau genre, en visitant ce musée à la lumière des lampes torches et des projecteurs qui illumineront les bâtiments…
De la grange à la laiterie, de la salle d’exposition sur le Maroilles, en passant par l’étable et le potager, venez tous vous perdre au milieu de créations artistiques surprenantes qui envahiront tous les espaces. L’exposition proposée à la maison du bocage sera aussi une occasion idéale pour découvrir les réalisations artistiques des élèves des écoles de l’Avesnois, qui ont travaillé avec les 2 artistes en résidence au cours de ces derniers mois. En 5 mois, ce sont près de 200 classes et environ 2000 élèves qui ont reçu la visite des 2 artistes ou qui se sont rendus à l’une de leurs expositions.
Une nuit magique sans musique, ça n’existe
pas ! L’écomusée a donc décidé de confier les animations musicales
décalées ou festives à Bruno Williame et à 2 membres du collectif folk Sajepi.
Cette manifestation est organisée en
partenariat avec l’Education Nationale (Circonscription d’Avesnes – Fourmies),
la DRAC Nord-Pas-de-Calais et la Chambre d’eau. La nuit des musées est une
opération nationale du ministère de la culture et de la communication
Renseignements / Informations
pratiques :
Entrée Gratuite / Buvette et petite
restauration sur place
Ecomusée de l’avesnois : 03 27 60 66
11
Prolongation au-delà de la nuit
des musées
Une partie de l’exposition
« Territoire » restera visible à la maison du bocage jusqu’au 1er
juin, aux heures d’ouverture du musée :
Du lundi au vendredi de 14h à 18h
Le week-end et les jours fériés de
14h30 à 18h30
Tarif unique : 2,50 € par
personne (avec visite du musée)
10 mai 2009
Exposition « Artistiquement vôtre » à partir du 16 mai au musée du textile et de la vie sociale à Fourmies
« Le fil et la machine : source de créations artistiques ! »
Soucieux d’être un acteur
incontournable de la vie culturelle locale, l’écomusée de l’avesnois ouvre ses
portes aux artistes du territoire et aux associations. A partir du thème du fil
et de la machine, une vingtaine d’artistes du Nord, de l’Aisne et de la
Belgique vont se succéder au musée du textile et de la vie sociale à Fourmies du 16 mai au 15 juillet,
pour exposer leurs œuvres. Vous êtes ainsi invités à découvrir dans le hall du
musée de Fourmies, plusieurs créations originales ou décalées, proposées et
crées par les membres de l’association fourmisienne « Artistiquement vôtre ».
Parmi ces œuvres, on y retrouvera des aquarelles, des peintures en relief ou à
l’huile, des sculptures, des créations d’art plastique diverses et variées
autour du fil de laine, des machines et du savoir faire local.
En suivant le chemin d’un fil délicat et retors, chaque œuvre, que ce soit dans le travail des filatures ou dans les ateliers des artistes, aboutit à un résultat surprenant et coloré ! Janine Beugnies, la présidente de l’association « Artistiquement vôtre », souhaite donc faire passer à travers cette exposition, un message d’espérance ! Elle aimerait « qu’à l’image des créations artistiques, que la vie soit surprenante et colorée, afin que le travail ne soit plus une contrainte, mais un puits de science de beauté, capable de peaufiner l’avenir… »
Le vernissage de cette exposition aura
lieu ce samedi 16 mai à 17h30, en préambule de la nuit des musées. A cette
occasion, le musée du textile et de la vie sociale restera ouvert non stop de
14h30 à 22h30.
> Entrée gratuite du 15 mai au 15
juillet
> Renseignement :
Artistiquement vôtre
Janine Beugnies
25 rue Wannin 59 610 Fourmies
03 27 60 32 27 / janinebeugnies@orange.fr
07 mai 2009
Des rendez-vous nature avec l’écomusée !
Partez à la découverte des monts de Baives le 16 mai à 14h30 !
Ce sont les restes d'une zone calcaire où alternaient
schiste et calcaire récifal. Les schistes ont été érodés laissant des calcaires
durs riche en fossiles (dont les polypiers qui datent de plus de 370 millions
d'années). Ces monts sont soumis à un climat et microclimat particulier pour la
région, de par leur situation géographique et leur élévation (sommet à 239 m).
Sa position biogéographique (contrefort des Ardennes où l'on commence à nettement sentir les influences continentales) et sa nature géologique calcaire (d'où l'on tire la fameuse « pierre bleue » correspondant au niveau Givétien) expliquent la nature particulière de sa flore. Ces pelouses sur calcaire dur de l'étage frasnien sont uniques dans la région Nord-Pas-de-Calais.

La Réserve abrite des milieux variant des pelouses
calcicoles aux bois calcicoles, un manteau forestier calcicole dominant à plus
de 50%, avec aussi des pinèdes, pré-mésophiles, ourlets mésotrophes, friches
rudérales et une ancienne carrière.
Les monts de Baives sont connus des botanistes locaux pour leur riche flore calcicole (dont les orchidées) marquée par la double influence du climat continental et le caractère pseudo méridional d'une exposition sud des monts. C'est pour la richesse de ses pelouses calcicoles, que ce site a été classé réserve naturelle. Ceci explique que les monts de Baives soient une limite occidentale pour certaines espèces continentales, limite qui pourrait évoluer avec le réchauffement climatique.
Renseignements pratiques :
Lieu de départ de la balade : Place
de l’église de Baives
Date et heure de départ : le
samedi 16 mai à 14h30
Balade guidée gratuite
02 mai 2009
Le marché aux puces de l'Office de Tourisme est de retour le 8 mai sur la place verte de Fourmies !
Plus de 400 exposants sont attendus le 8 mai sur la place verte de Fourmies !
Plusieurs milliers de visiteurs sont une
nouvelle fois attendus ce jeudi 8 mai de 8 heures à 18 heures sur la place
verte de Fourmies et dans ses environs. L’office de tourisme de Fourmies
organise son 31ème marché aux puces, la seconde plus importante braderie- brocante
et vide grenier de tout l’Avesnois, après celle de Maroilles !
Plus de 450 exposants venus de tout le Nord, de l’Aisne, des Ardennes et de la Belgique, vous proposeront des articles inédits, du simple bibelot jusqu’aux meubles d’antiquaire, en passant par les jouets, vêtements et autres appareils hifi -vidéo… Cette foire à la brocante est ouverte à tous les particuliers et aux professionnels, qui pourront s’installer dès 6 heures du matin.
Réservations à l’office de tourisme de Fourmies, 20a rue Jean Jaurès ou en téléphonant au 03 27 59 69 97.
01 mai 2009
La fusillade du 1er mai 1891 est entrée à jamais dans l’histoire de France et des luttes ouvrières !
Retour sur la fusillade du 1er mai 1891 à Fourmies
A l’origine, le 1er mai était la fête du printemps ! Dès le Moyen-Age, le 1er Mai était fêté dans les campagnes et la coutume voulait qu'un arbre de Mai (arbre vert enrubanné) soit planté devant la porte de la personne à honorer dans le village. Ce jour de fête était par excellence un symbole du renouveau. Un peu plus tard, dans les années 1700, le 1er Mai fut aussi choisi pour être la date traditionnelle du renouvèlement des baux ou des contrats de travail.
On ne peut pas parler de la fusillade de Fourmies, sans évoquer un autre évènement qui a marqué le monde ouvrier à Chicago, en 1886. En effet, le 1er Mai 1886 à Chicago, devant les usines Mac Cormick, une manifestation est organisée. Plusieurs militants sont arrêtés, condamnés et pendus. C'est en hommage à ces « martyrs de Chicago » que la date du 1er Mai est choisie en 1989, par l’internationale ouvrière, comme étant une journée d'action des ouvriers dans le monde entier.
La ville de Fourmies a atteint son apogée industrielle et démographique à la fin du XIXe siècle. Elle compte alors 16 000 habitants, en majorité des ouvriers. En 1891, à l'approche du 1er mai, on craint des mouvements de grèves comme chaque année à la même date (depuis qu'en 1886 les syndicats ouvriers américains ont décidé de faire de ce jour une journée de revendications). Le 1er mai, jour de travail ordinaire donc non chômé, est devenu un jour de manifestations ouvrières marqué traditionnellement par des grèves.
Dès le printemps 1891, la journée du 1er Mai à Fourmies est préparée par des meetings auxquels participent des militants du Parti Ouvrier Français, tels Hippolythe CULINE et Paul LAFARGUE (le gendre de Karl MARX). Les auditeurs se pressent nombreux à ces réunions publiques et les idées sont reprises par : "le 89 des Prolétaires" à Fourmies et le mouvement ouvrier "les défenseurs du Droit" à Wignehies. On y dénonce les conditions de travail déplorables et on revendique la journée de 8 heures de travail.
Hippolythe Culine, le leader local, est né à Sedan en 1849. Il est représentant de commerce pour une maison de confection et décide de s’installer à Fourmies en 1888. Il y développe alors la propagande socialiste et organise dans la région des conférences du Parti Ouvrier Français. Au lendemain du 1er Mai 1891, il sera arrêté, puis traduit quelques jours plus tard, devant la cour de Douai. Il sera finalement condamné à 6 ans de prison, avant d’être libéré en Novembre 1892 et de s’installer à Reims.
Il était convenu dès le départ que cette fête internationale du travail devait être une grande journée festive ! Selon le programme qui avait été établi par Culine, les ouvriers étaient invités à porter leurs revendications à la mairie de Fourmies, à 10h. Des festivités l'après-midi et un bal en soirée étaient également inscrits au programme. Le 1er Mai 1891 n’aurait jamais du se terminer dans un bain de sang...
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Les Délégués ouvriers désignés en Assemblée générale des Travailleurs et réunis à Fourmies, au Café du Cygne, rue des Eliets, avaient retenu 8 revendications prioritaires :
1) La journée de huit heures
2) L'application de l'unification de l'heure pour la rentrée et sortie des fabriques et la même heure pour toutes, annoncée par la cloche locale
3) Création d'une Bourse du Travail
4) Révision générale des tarifs, suppression des règlements léonins, abrogation des amendes et des mal façons
5) Fixation de la paie tous les huit jours et l'obligation réciproque de prévenir 8 jours à l'avance en cas de cessation de travail
6) Suppression des octrois
7) Amélioration hygiénique à apporter dans certains ateliers en particulier à Fourmies et sa région.
8) Création de Caisses de retraites pour les ouvriers.
Les patrons répliquent par une adresse très vive "contre les meneurs étrangers" et les "théories révolutionnaires". Affichée le 29 avril et signée par tous les entrepreneurs, sauf un, elle tente de dissuader les ouvriers de participer à la manifestation.
A la veille du 1er mai, les patrons ont exprimé leur inquiétude au maire qui demande un renfort de troupes au sous-préfet d'Avesnes en prévision de la journée du 1er Mai.
Histoire de dissuader les ouvriers à se mettre en grève, le patronat menacera également de licenciement tous les ouvriers qui arrêteront le travail. Devant les risques de débordements, ils finiront par obtenir du préfet qu'il mobilise un important dispositif de maintien de l'ordre. En cette journée du 1er mai, 2 compagnies d'infanterie seront donc mobilisées.
Déroulement de la journée du 1er mai 1891 à Fourmies :
Le beau temps est au rendez-vous en ce premier jour du "mois de Marie", un vendredi. Sur les haies du bocage, l'aubépine veut fleurir. Les amoureux ont cueilli des rameaux de frêle blancheur pour les fiancées. Quoi qu'il arrive, les jeunes seront les héros de la fête.
La scène du théâtre est prête: une esplanade rehaussée où la mairie, l'église et des estaminets invitent aux allées et venues, au rassemblement et aux harangues.
A 9 heures, la plupart des ouvriers de la ville sont en grève, et une seule filature reste en activité. Des ouvriers grévistes s'en approchent afin d'obliger "les jaunes" à cesser le travail. Après une échauffourée avec les gendarmes à cheval, quatre manifestants sont arrêtés.
Des renforts sont demandés à la sous-préfecture qui envoie deux compagnies du 145e de ligne casernée à Maubeuge. Le 84e RI d'Avesnes est déjà sur place. Le premier slogan de la journée "c'est les huit heures qu'il nous faut " est alors devenu "c'est nos hommes qu'il nous faut ". Le reste de la journée se déroulent sans aucun incident majeur.
En début d'après-midi, le maire de Fourmies promet de relâcher à 17h00 les ouvriers qui avaient été arrêtés le matin.
Il est 18h15, les 4 grévistes emprisonnés à la mairie n’ont toujours pas été libérés. Près de 200 manifestants arrivent alors sur la place de l’église et font face aux 300 soldats équipés du nouveau fusil Lebel qui contient 9 balles (une dans le canon et huit en magasin) de calibre 8 mm. Ces balles peuvent, quand la distance n'excède pas 100 mètres, traverser trois corps humains sans perdre d'efficacité.
Il est 18h20, les cailloux volent, la foule pousse. Pour se libérer, le commandant Chapus fait tirer en l'air. Rien ne change. Il crie : " baïonnette ! En avant ! " Collés contre la foule, les trente soldats, pour exécuter l'ordre, doivent faire un pas en arrière. Ce geste est pris par les jeunes manifestants pour une première victoire. Kléber Giloteaux, leur porte drapeau s'avance alors...
Il est presque 18h25....le commandant Chapus s'écrie : « Feu ! Feu ! Feu rapide ! Visez le porte-drapeau ! » La troupe tire et pour la première fois utilise le fusil LEBEL La fusillade va faire une trentaine de blessés et neuf morts parmi lesquels Maria BLONDEAU, jeune ouvrière de 18 ans tenant dans les mains un bouquet d’aubépine, Kléber GILOTEAUX, un jeune conscrit de 21 ans et Emile CORNAILLE, enfant de 11 ans avec dans sa poche un petite toupie...
Ces morts, promus martyrs aux yeux des ouvriers, vont très vite devenir un symbole de la République répressive et de classe. « Car à Fourmies, c'est sur une gamine que le lebel fit son premier essai… » (Montéhus). Maria BLONDEAU a été effet tuée à bout portant, les yeux dans les yeux de son exécuteur, d'une balle dans la tête ! Louise Hublet, 20 ans, sera tuée de deux balles au front et une dans l'oreille. Félicie Tonnelier, 16 ans, recevra une balle dans l'œil gauche et trois autres dans la tête. Kléber Giloteaux, le porte drapeau, a été touché par trois balles dans la poitrine et deux autres dont une à l'épaule…
Un dixième décès sera à déplorer le lendemain. Camille Latour, 46 ans, commotionné après avoir assisté à la fusillade, décèdera des suites de ses blessures ! Les 10 fusillés de Fourmies seront inhumés le 4 mai devant une foule estimée à près de 30 mille personnes.
Fourmies à la une de la presse...
La presse du monde entier va alors s'emparer de cet évènement tragique. Partout en France, en Europe et même aux États-Unis, l'émotion est à son comble. Certains retiennent l'aspect tragique de la fusillade ; d'autres soulignent le rôle de l'abbé Margerin, curé de la paroisse. A l’issue de cette fusillade, l’Abbé Margerin, avait en effet porté assistance aux blessés et aux mourants. Il est représenté comme s’interposant face à la troupe ; son rôle a ainsi été grandi car à cette date, l’Eglise catholique entamait un rapprochement avec la classe ouvrière. C’est le début du catholicisme social ce que confirme l’Encyclique Rerum Novarum, quelques jours plus tard, 15 mai 1891.
Quelques jours après les évènements tragiques de Fourmies, les députés décident d’ouvrir un débat à l’Assemblée nationale. Le 5 mai 1891, les députés votent à l’unanimité un secours de 50 000 Francs destiné aux familles des victimes.
Le 8 mai, dans l’après-midi, à la Chambre des Députés, une proposition d’amnistier tous les manifestants du 1er Mai de Fourmies est déposée par les radicaux, les socialistes et les boulangistes.
Clémenceau, membre du parti Radical, déclare lors d'un discours qui restera gravé dans la mémoire des fourmisiens : « Messieurs, n’êtes-vous pas frappés de l’importance qu’a prise cette date du 1er Mai ? (…) Si bien qu’il éclate aux yeux des moins clairvoyants que partout le monde des travailleurs est en émoi, que quelque chose de nouveau vient de surgir, qu’une force nouvelle et redoutable était apparue, dont les hommes politiques auraient désormais à tenir compte. Qu’est-ce que c’est ? Il faut avoir le courage de le dire, et dans la forme même adoptée par les promoteurs du mouvement : c’est le Quatrième État qui se lève et qui arrive à la conquête du pouvoir. (…) Il y a quelque part sur le pavé de Fourmies une tache de sang qu’il faut laver à tout prix… Prenez garde ! Les morts sont de grands convertisseurs ; il faut s’occuper des morts ! ».
La proposition d’amnistie sera finalement repoussée par 294 voix contre 191.
En 1903, un monument sera élevé à la mémoire des fusillés de Fourmies, dans le cimetière du centre. La journée de 8 heures, soit 48 heures par semaine a été accordée par la loi du 23 avril 1919. Il faudra attendre 1936 et le « Front Populaire » pour que les autres revendications puissent enfin être entendues…
Aujourd’hui encore la mémoire des fusillés du 1er mai 1891 à Fourmies est honorée chaque année…
Ce résumé a été élaboré d’après le livre d’André Pierrard et de Jean-Louis Chappat : « La fusillade de Fourmies » paru aux éditions Maxima.
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Que Pensez-vous du 1er mai 1891 à Fourmies ? Quelle image gardez-vous de ces moments tragiques ? N’hésitez pas à laisser des commentaires sur ce blog.
Vous pouvez également nous envoyer des messages et des photos du 1er mai via notre email :
































































