6 femmes s’unissent avec du talent et de l’émotion pour lutter contre les violences conjugales !

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La pièce est la mise en forme fictive d’expériences réelles, vécues par six femmes qui furent autrefois actrices de ces violences et s’en font aujourd’hui l’écho distancié. Ce spectacle créé dans le cadre d’un atelier d’insertion « les Trans’Frontalières », est co-produit par le réseau d’accompagnement des femmes victimes de violences conjugales et la ville d’Hirson, avec le soutien du service des droits des femmes et de l’égalité.

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En  75 minutes et à travers 9 situations différentes, « Des illusions, désillusions » est un spectacle prenant, parfois drôle, toujours captivant et joué avec beaucoup de retenue et de sincérité par des actrices touchantes et bouleversantes ! Leur triste vécu est une « arme absolue » pour faire passer le message et pour affirmer haut et fort que toutes ces souffrances n’ont pas lieu d’être. Dans la salle, les quelques 90 spectateurs qui s’étaient déplacés le 7 décembre au Théâtre de Fourmies ne sont pas restés indifférents à ce « SOS » de mères et de jeunes femmes violentées physiquement ou moralement qui jusqu’à présent se sentaient isolées. Espérons qu’à l’avenir, elles oseront enfin sortir de l’enfer sans culpabiliser…

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« Des illusions, désillusions » a été mise en scène très sobrement par un Philippe Péroux en « état de grâce » avec des dialogues poignants signés Raymond Prunier, une scénographie très réussie et magique de Sophie Divry et des photographies de Damien Carré, qui ont le mérite d’interpeller le spectateurs et de renforcer des situations de crise intolérable !

Signalons que les textes ont été écrits d’après les témoignages de certaines comédiennes. Elles ont eu le courage de dire tout haut ce que de nombreuses femmes vivent au quotidien. Rappelons qu’en France, une femme sur dix est victime de violences conjugales de la part de son conjoint, et une femme en décède tous les trois jours. En 2006, 168 personnes sont décédées, victimes de leur compagnon ou de leur compagne. Les femmes en sont majoritairement les victimes (82 % des cas).

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Il y a une phrase du spectacle qui est régulièrement revenue et que l’on ne peut plus accepter aujourd’hui : « C’est de ma faute s’il me frappe ! C’est parce qu’il m’aime ! » A travers ce spectacle courageux, digne, et indispensable, nous souhaitons que le message soit passé…

Vous pouvez voir des extraits vidéo de la pièce en cliquant ici :

http://www.transfrontalieres.eu/compte_rendu_detail.asp?compte_rendu_id=13