Office de Tourisme de Fourmies, du Sud-Avesnois et des Terres de Thiérache

Bienvenue sur le blog de l'Office de Tourisme de Fourmies et du sud-Avesnois. Vous êtes au coeur des Sources de l'Europe et des Terres de Thiérache, le Pays du ValJoly, du Maroilles et de la Chimay.

01 mai 2009

La fusillade du 1er mai 1891 est entrée à jamais dans l’histoire de France et des luttes ouvrières !

Retour sur la fusillade du 1er mai 1891 à Fourmies

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A l’origine, le 1er mai était la fête du printemps ! Dès le Moyen-Age, le 1er Mai était fêté dans les campagnes et la coutume voulait qu'un arbre de Mai (arbre vert enrubanné) soit planté devant la porte de la personne à honorer dans le village. Ce jour de fête était par excellence un symbole du renouveau. Un peu plus tard, dans les années 1700, le 1er Mai fut aussi choisi pour être la date traditionnelle du renouvèlement des baux ou des contrats de travail.

On ne peut pas parler de la fusillade de Fourmies, sans évoquer un autre évènement qui a marqué le monde ouvrier à Chicago, en 1886. En effet, le 1er Mai 1886 à Chicago, devant les usines Mac Cormick, une manifestation est organisée. Plusieurs militants sont arrêtés, condamnés et pendus. C'est en hommage à ces « martyrs de Chicago » que la date du 1er Mai est choisie en 1989, par l’internationale ouvrière, comme étant une journée d'action des ouvriers dans le monde entier.

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La ville de Fourmies a atteint son apogée industrielle et démographique à la fin du XIXe siècle. Elle compte alors 16 000 habitants, en majorité des ouvriers. En 1891, à l'approche du 1er mai, on craint des mouvements de grèves comme chaque année à la même date (depuis qu'en 1886 les syndicats ouvriers américains ont décidé de faire de ce jour une journée de revendications). Le 1er mai, jour de travail ordinaire donc non chômé, est devenu un jour de manifestations ouvrières marqué traditionnellement par des grèves.

Dès le printemps 1891, la journée du 1er Mai à Fourmies est préparée par des meetings auxquels participent des militants du Parti Ouvrier Français, tels Hippolythe CULINE et Paul LAFARGUE (le gendre de Karl MARX). Les auditeurs se pressent nombreux à ces réunions publiques et les idées sont reprises par : "le 89 des Prolétaires" à Fourmies et le mouvement ouvrier "les défenseurs du Droit" à Wignehies. On y dénonce les conditions de travail déplorables et on revendique la journée de 8 heures de travail.

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Hippolythe Culine, le leader local, est né à Sedan en 1849. Il est représentant de commerce pour une maison de confection et décide de s’installer à Fourmies en 1888. Il y développe alors la propagande socialiste et organise dans la région des conférences du Parti Ouvrier Français. Au lendemain du 1er Mai 1891, il sera arrêté, puis traduit quelques jours plus tard, devant la cour de Douai. Il sera finalement condamné à 6 ans de prison, avant d’être libéré en Novembre 1892 et de s’installer à Reims.

Il était convenu dès le départ que cette fête internationale du travail devait être une grande journée festive ! Selon le programme qui avait été établi par Culine, les ouvriers étaient invités à porter leurs revendications à la mairie de Fourmies, à 10h. Des festivités l'après-midi et un bal en soirée étaient également inscrits au programme. Le 1er Mai 1891 n’aurait jamais du se terminer dans un bain de sang...

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Les Délégués ouvriers désignés en Assemblée générale des Travailleurs et réunis à Fourmies, au Café du Cygne, rue des Eliets, avaient retenu 8 revendications prioritaires :

1) La journée de huit heures

2) L'application de l'unification de l'heure pour la rentrée et sortie des fabriques et la même heure pour toutes, annoncée par la cloche locale

3) Création d'une Bourse du Travail

4) Révision générale des tarifs, suppression des règlements léonins, abrogation des amendes et des mal façons

5) Fixation de la paie tous les huit jours et l'obligation réciproque de prévenir 8 jours à l'avance en cas de cessation de travail

6) Suppression des octrois

7) Amélioration hygiénique à apporter dans certains ateliers en particulier à Fourmies et sa région.

8) Création de Caisses de retraites pour les ouvriers.

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Les patrons répliquent par une adresse très vive "contre les meneurs étrangers" et les "théories révolutionnaires".  Affichée le 29 avril et signée par tous les entrepreneurs, sauf un, elle tente de dissuader les ouvriers de participer à la manifestation.

A la veille du 1er mai, les patrons ont exprimé leur inquiétude au maire qui demande un renfort de troupes au sous-préfet d'Avesnes en prévision de la journée du 1er Mai.

Histoire de dissuader les ouvriers à se mettre en grève, le patronat menacera également de licenciement tous les ouvriers qui arrêteront le travail. Devant les risques de débordements, ils finiront par obtenir du préfet qu'il mobilise un important dispositif de maintien de l'ordre. En cette journée du 1er mai, 2 compagnies d'infanterie seront donc mobilisées.

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Déroulement de la journée du 1er mai 1891 à Fourmies :

Le beau temps est au rendez-vous en ce premier jour du "mois de Marie", un vendredi. Sur les haies du bocage, l'aubépine veut fleurir. Les amoureux ont cueilli des rameaux de frêle blancheur pour les fiancées. Quoi qu'il arrive, les jeunes seront les héros de la fête.

La scène du théâtre est prête: une esplanade rehaussée où la mairie, l'église et des estaminets invitent aux allées et venues, au rassemblement et aux harangues.

A 9 heures, la plupart des ouvriers de la ville sont en grève, et une seule filature reste en activité. Des ouvriers grévistes s'en approchent afin d'obliger "les jaunes" à cesser le travail. Après une échauffourée avec les gendarmes à cheval, quatre manifestants sont arrêtés.

Des renforts sont demandés à la sous-préfecture qui envoie deux compagnies du 145e de ligne casernée à Maubeuge. Le 84e RI d'Avesnes est déjà sur place. Le premier slogan de la journée "c'est les huit heures qu'il nous faut " est alors devenu "c'est nos hommes qu'il nous faut ". Le reste de la journée se déroulent sans aucun incident majeur.

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En début d'après-midi, le maire de Fourmies promet de relâcher à 17h00 les ouvriers qui avaient été arrêtés le matin.

Il est 18h15, les 4 grévistes emprisonnés à la mairie n’ont toujours pas été libérés. Près de 200 manifestants arrivent alors sur la place de l’église et font face aux 300 soldats équipés du nouveau fusil Lebel qui contient 9 balles (une dans le canon et huit en magasin) de calibre 8 mm. Ces balles peuvent, quand la distance n'excède pas 100 mètres, traverser trois corps humains sans perdre d'efficacité.

Il est 18h20, les cailloux volent, la foule pousse. Pour se libérer, le commandant Chapus fait tirer en l'air. Rien ne change. Il crie : " baïonnette ! En avant ! " Collés contre la foule, les trente soldats, pour exécuter l'ordre, doivent faire un pas en arrière. Ce geste est pris par les jeunes manifestants pour une première victoire. Kléber Giloteaux, leur porte drapeau s'avance alors...

Il est presque 18h25....le commandant Chapus s'écrie : « Feu ! Feu ! Feu rapide ! Visez le porte-drapeau ! » La troupe tire et pour la première fois utilise le fusil LEBEL La fusillade va faire une trentaine de blessés et neuf morts parmi lesquels Maria BLONDEAU, jeune ouvrière de 18 ans tenant dans les mains un bouquet d’aubépine, Kléber GILOTEAUX, un jeune conscrit de 21 ans et Emile CORNAILLE, enfant de 11 ans avec dans sa poche un petite toupie...

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Ces morts, promus martyrs aux yeux des ouvriers, vont très vite devenir un symbole de la République répressive et de classe. « Car à Fourmies, c'est sur une gamine que le lebel fit son premier essai… » (Montéhus). Maria BLONDEAU a été effet tuée à bout portant, les yeux dans les yeux de son exécuteur, d'une balle dans la tête ! Louise Hublet, 20 ans, sera tuée de deux balles au front et une dans l'oreille. Félicie Tonnelier, 16 ans, recevra une balle dans l'œil gauche et trois autres dans la tête. Kléber Giloteaux, le porte drapeau, a été touché par trois balles dans la poitrine et deux autres dont une à l'épaule…

Un dixième décès sera à déplorer le lendemain. Camille Latour, 46 ans, commotionné après avoir assisté à la fusillade, décèdera des suites de ses blessures ! Les 10 fusillés de Fourmies seront inhumés le 4 mai devant une foule estimée à près de 30 mille personnes.

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Fourmies à la une de la presse...


La presse du monde entier va alors s'emparer de cet évènement tragique. Partout en France, en Europe et même aux États-Unis, l'émotion est à son comble. Certains retiennent l'aspect tragique de la fusillade ; d'autres soulignent le rôle de l'abbé Margerin, curé de la paroisse. A l’issue de cette fusillade, l’Abbé Margerin, avait en effet porté assistance aux blessés et aux mourants. Il est représenté comme s’interposant face à la troupe ; son rôle a ainsi été grandi car à cette date, l’Eglise catholique entamait un rapprochement avec la classe ouvrière. C’est le début du catholicisme social ce que confirme l’Encyclique Rerum Novarum, quelques jours plus tard, 15 mai 1891.

Quelques jours après les évènements tragiques de Fourmies, les députés décident d’ouvrir un débat à l’Assemblée nationale. Le 5 mai 1891, les députés votent à l’unanimité un secours de 50 000 Francs destiné aux familles des victimes.

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Le 8 mai, dans l’après-midi, à la Chambre des Députés, une proposition d’amnistier tous les manifestants du 1er Mai de Fourmies est déposée par les radicaux, les socialistes et les boulangistes.

Clémenceau, membre du parti Radical, déclare lors d'un discours qui restera gravé dans la mémoire des fourmisiens : «  Messieurs, n’êtes-vous pas frappés de l’importance qu’a prise cette date du 1er Mai ? (…) Si bien qu’il éclate aux yeux des moins clairvoyants que partout le monde des travailleurs est en émoi, que quelque chose de nouveau vient de surgir, qu’une force nouvelle et redoutable était apparue, dont les hommes politiques auraient désormais à tenir compte. Qu’est-ce que c’est ? Il faut avoir le courage de le dire, et dans la forme même adoptée par les promoteurs du mouvement : c’est le Quatrième État qui se lève et qui arrive à la conquête du pouvoir. (…) Il y a quelque part sur le pavé de Fourmies une tache de sang qu’il faut laver à tout prix… Prenez garde ! Les morts sont de grands convertisseurs ; il faut s’occuper des morts ! ».

La proposition d’amnistie sera finalement repoussée par 294 voix contre 191.

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En 1903, un monument sera élevé à la mémoire des fusillés de Fourmies, dans le cimetière du centre. La journée de 8 heures, soit 48 heures par semaine a été accordée par la loi du 23 avril 1919. Il faudra attendre 1936 et le « Front Populaire » pour que les autres revendications puissent enfin être entendues…

Aujourd’hui encore la mémoire des fusillés du 1er mai 1891 à Fourmies est honorée chaque année…

Ce résumé a été élaboré d’après le livre d’André Pierrard et de Jean-Louis Chappat : « La fusillade de Fourmies » paru aux éditions Maxima.

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Que Pensez-vous du 1er mai 1891 à Fourmies ? Quelle image gardez-vous de ces moments tragiques ? N’hésitez pas à laisser des commentaires sur ce blog.

Vous pouvez également nous envoyer des messages et des photos du 1er mai via notre email :

odt-fourmies@netcourrier.com

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15 août 2007

Les marécages de Fourmies sont à l'origine de son nom

Les origines de la ville de Fourmies

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Un lecteur du blog (Mineolas) nous a demandé quelle était l’origine du nom de la ville de Fourmies. Voici quelques éléments de réponse :

En 2003, à l’occasion de travaux de terrassement sur la ZAC de la Marlière à Fourmies, des monnaies et de la poterie gallo-romaines ont été découvertes. Ce sont les seuls témoignages permettant de prouver que des personnes ont vécu ou sont passées à Fourmies durant cette époque. Il faudra attendre le XIème siècle pour voir apparaître les premières formulations du nom de la localité.

Sur un document officiel des Seigneurs d’Avesnes, le site actuel de Fourmies est appelé « Formeias », un terme proche du latin désignant une endroit marécageux. La vallée de l’Helpe à Fourmies a toujours été un endroit très humide et selon la légende les nombreux marécages qui entouraient le site de l’actuelle église Saint Pierre, ont permis à des paysans de s’y installer au Xème siècle et d’être en même temps protégés des invasions. Au XIIe siècle, les noms de Formies, Fourmies, Furmies et Formiis apparaissent dans les registres des seigneurs d’Avesnes, puis des moines de l’abbaye de Liessies. Fourmies est pourvu d’un château fort qui remplit sa mission de fortification frontalière et défend sa marche forestière.

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Toutefois, en 1637 et en 1638, le village est pillé par le gouverneur de La Capelle. Dès le XVIe siècle, l’activité métallurgique apparaît dans ce pays de minerai de fer, de forêt et d’eaux vives avec le Haut-Fourneau, en amont de l’Helpe Mineure et le Bas-Fourneau, en aval. Tirant parti des placages de sables tertiaires et du bois, l’activité de la verrerie se développe. Les sites verriers, d’abord forestiers et relativement mobiles, s’établissent durablement à Montplaisir sous la haute protection des Princes de Croÿ-Chimay et d’Aremberg qui accordent une concession à la famille de Colnet en 1620. Dans le contexte de l’autarcie économique, l’activité textile est présente dès l’époque médiévale. Au XVIIIe siècle, elle connaît un essor incontestable avec le fil à dentelle. Son âge d’or fut atteint au XIXe siècle.

D’après "Le patrimoine des communes du Nord"-Editions FLOHIC et le site Internet de la ville de Fourmies

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Le "Blason" de Fourmies : sa partie droite évoque les armes des seigneurs d’Avesnes. Quant à la partie gauche, elle représente les couleurs des seigneurs de Croÿ et des Albret, seigneurs suzerains.

Il existe un ouvrage très complet concernant l’histoire de Fourmies. Il est baptisé « L’histoire de Fourmies, des origines jusqu'au XIXème siècle » par l’Abbé Wiart.

"Dépendant en grande partie de la seigneurie d'Avesnes au XIe siècle, Fourmies possède un passé tumultueux, jalonné d'événements glorieux, souvent douloureux, que l'abbé Wiart nous dévoile à travers le présent ouvrage. Au fil des pages, nous découvrons les moments forts d'une histoire marquée au Moyen Age et sous l'Ancien Régime par le rôle des moines. Ceux-ci construisirent un moulin à farine, et trois barrages connus sous le nom des « Étangs des Moines », en 1694.

Nous apprenons aussi que les guerres de Cent Ans, puis celle de Trente Ans n'épargnèrent pas la ville, qui fut dotée d'une forteresse pour protéger ses habitants au XVe siècle, malheureusement brûlée en 1553 par les troupes d'Henri II venues repousser les Espagnols.

L'abbé Wiart rappelle les épidémies qui ravagèrent le pays entre le XIe et le XVIe siècle. Il évoque aussi les anecdotes qui ont marqué la mémoire locale, comme le trafic de fausse monnaie découvert à Fourmies à la fin du XVIIIe siècle.


L'abbé Wiart a réussi à faire revivre le passé de la cité de Fourmies. Il a effectué de nombreuses recherches pour constituer cette monographie qui ne peut que passionner tous les amateurs d'histoire locale."

Vous pouvez commander ce livre sur l’histoire de Fourmies en cliquant ici : http://boutique.geneanet.org/catalog/product_info.php?products_id=40792

Pour en savoir plus sur l’histoire de Fourmies, cliquez ici : http://fourmies.canalblog.com/archives/2007/08/03/5081010.html

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03 août 2007

De la seigneurie d'Avesnes à la ville Textile, en passant par le 1er mai et son renouveau des années 80

L'Histoire de Fourmies : de ses origines à nos jours...

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L’origine du village de Fourmies remonte au 11ème siècle. Ce petit bourg de quelques dizaines d’habitants est alors incorporé à la Seigneurie d’Avesnes qui appartient à la famille d’Orléans et s’appelait "Terre et Pairie d’Avesnes". Une autre partie du territoire, celle de "l’Alleu" appartient à l’Abbaye de Liessies. Elle avait été donnée aux moines de Liessies, par Gossuin d’Avesnes à son retour de Terre Sainte.

De 1436 à 1477, le village de Fourmies sera placé sous domination Bourguignonne, puis Autrichienne ( de 1477 à 1556) et Espagnole (de 1556 à 1678). A la suite du traité de Vervins en 1678, Fourmies redevient français.

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C’est en 1694 que seront creusés les 3 étangs des Moines, à la demande de l'Abbaye de Liessies. A ce moment là, Fourmies compte quelques centaines d’habitants.

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L'étang de l'arbre vert (ancien site de la verrerie de Montplaisir)

L’industrie textile n’existe pas encore, mais les premières verreries ont commencé à se développer. C’est en 1620 que fut par exemple construit la verrerie de Montplaisir.

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Il faudra attendre 1774 pour que la 1ère filature de lin "retors et blanchis" à la façon de Hollande, soit créée par Jean Staincg et Nicolas Legrand. La 1ère fabrique de bonneterie de coton ouvrira ses portes en 1820 et la 1ère filature de coton appelée "La Vieille" en 1810. En 1820, Fourmies compte 2000 habitants.

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Une ancienne filature de Fourmies, transformée aujourd'hui en musée du textile

C’est en 1825, que naîtra réellement l’industrie lainière grâce à Théophile Legrand, le fils de Nicolas Legrand. Il va créer sur Fourmies la première filature industrielle en important des machines à vapeur d’Angleterre. Il avait estimé que le climat humide qui régnait alors à Fourmies, était propice au filage de la laine. A sa mort en 1877, Théophile Legrand, est considéré comme l’acteur principal de l’essor de la ville Fourmies.

Mais si la ville de Fourmies est passée de 2000 habitants en 1820 à plus de 16 000 en 1890, ce fut surtout grâce à l’arrivée du chemin de fer en 1869. Idéalement située entre Lille et l’Est de la France, cette ligne appelée « le Calais-Bâle » va très vite devenir la plus fréquentée de France.

C'est en 1882 que sera créée une ligne de Tramway reliant la ville de Fourmies à Wignehies. L’activité du Tramway cessera entre les 2 guerres.

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La date du 1er Mai 1891 restera à jamais gravée dans la mémoire des fourmisiens et du monde ouvrier en général. La manifestation ouvrière se terminera dans un bain de sang. On dénombrera 9 morts et plus de 35 blessés. (voir notre précédent article sur l’histoire du 1er mai 1891 à Fourmies).

En 1910, la production de laine peignée de la région de Fourmies arrive en tête de la production française (devant Roubaix), avec 23 millions de Kg de laine soit 47% de la production nationale. C'est l'apogée de l'industrie lainière à Fourmies !

Durant la guerre 1914 -1918, Fourmies est occupée par les troupes allemandes. Plus de 88 % du potentiel industriel est détruit durant l’occupation. En 1919, il faudra reconstruire. Le 25 juin 1919, 25 établissements textiles ayant mis en commun leurs dommages de guerre décident alors de créer la "Société des Filatures de laine peignée de la Région de Fourmies" (la SFRF).

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C’est en 1933 que sera inauguré le théâtre municipal de Fourmies. Un style imposant rappelant la grandeur et l’importance de la commune à cette époque.

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Le site de l'ancienne "Verrerie Noire"

Entre 1940 et 1945, la plupart des usines sont arrêtées, faute de manière première et de charbon. De grandes explosions vont détruire une partie du quartier de la gare à la fin de la seconde guerre mondiale, ainsi que la verrerie Noire, fondée en 1870 par Alexandre Mulat. Une entreprise florissante qui a comptait jusqu’à 1500 ouvriers au début des années 1900.

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La ville de Fourmies entourée de ses forêts

En 1950, c’est le début de la crise textile. La SFRF ne compte plus que 11 usines. Un Comité d’expansion économique de la région de Fourmies (CEERFA) est créé en 1952. Fourmies est en crise et de nombreux habitants quittent la ville pour aller travailler dans le Bassin de la Sambre. En 1954, Fourmies ne compte plus que 13 414 habitants. Le 30 juin 1955, un décret déclare la ville de Fourmies et sa région en « zone critique ».

Entre 1956  et 1962, c’est le début de la reconversion industrielle. 16 nouvelles entreprises vont ainsi s’implanter à Fourmies. On retiendra l’arrivée de la firme Bendix (réfrigérateurs et machines à laver), en 1956. Malheureusement, le choc pétrolier de 1973 ne va pas arranger la situation. Il faudra attendre 1979 pour entrer dans une nouvelle aire industrielle. Parmi les nouvelles implantations d’entreprises en 1979, la plupart existe encore aujourd’hui. Les sociétés Eurocave, Passat, ADPLV, Goblet-Daumas, Les Remorques Hubière, ainsi que 2 ruches d’entreprises sur les anciens sites de TAM et de NMC vont redonner du dynamisme économique à la commune. La ville compte alors plus de 15 mille habitants.

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Une des entrées de la ville de Fourmies

Selon le dernier recensement de 1999, Fourmies compte 13 865 habitants. 55 % de la population a moins de 39 ans ! Idéalement placée au cœur de l’Europe,  Fourmies est une ville à la campagne où il fait bon vivre.

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Entourée de forêts et d’étangs poissonneux, Fourmies est au beau milieu des Terres de Thiérache, dans une région où le "tourisme vert" connaît un développement important. Située à 18 kilomètres du Val Joly, futur village de vacances de 2000 lits avec son centre aquatique, son aquarium, sa salle des congrès et autre centre de remise en forme, la ville de Fourmies peut espérer rebondir sur cette image de « Petite suisse du Nord » qui correspond si bien à son tempérament et à son cadre de vie champêtre...

Pour en savoir plus sur l'histoire de Fourmies et sur son épopée industrielle, rendez-vous à l'Ecomusée de Fourmies, le musée du textile et de la vie sociale :

http://www.ecomusee-avesnois.fr

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Le centre-ville de Fourmies

Simple visiteur ou habitant de notre région, expatrié du bout du monde ou dans une autre région française, que pensez-vous de l'histoire de Fourmies? Quelle image gardez-vous de votre passage à Fourmies ou dans ses environs ? Avez-vous une anecdote, une légende ou même des photos à partager avec nous ? Voulez-vous partager avec nos lecteurs  votre Histoire de Fourmies ? Si c’est le cas, n’hésitez pas à laisser des commentaires sur ce blog.

Vous pouvez également nous envoyer des messages et des photos via notre email :

« odt-fourmies@netcourrier.com »

D'avance, merci pour votre paticipation.

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21 juillet 2007

Des mines de fer au projet de sensibilisation aux arts, le village de Féron poursuit sa métamorphose...

A Féron, "l'art et la matière" s'ouvrent à vous !

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La mairie de Féron et le fameux "Violoniste"

(sculpture de Guy Lohé)

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Un peu d’Histoire…

Situé à 5 kilomètres de Fourmies, le village de Féron compte actuellement 550 habitants. Il est considéré comme étant l’un des plus beaux villages de l’Avesnois-Thiérache.

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La première mention du village de Féron figure dans l’acte de donation de Thierry d'Avesnes à l’abbaye de Liessies en 1095. Celle-ci développe l’industrie des forges ; en 1791, elle possède encore un fourneau situé au lieu-dit la Rue Heureuse. L’église fortifiée, succursale de Glageon, devient paroisse vers 1627. Sa tour est surélevée en 1614 et muni de meurtrières, faisant d'elle une des rares églises fortifiées de l’Avesnois. Quant au chœur actuel, il a été reconstruit en 1784.

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Le château-ferme du Pont de Sains qui vers 1800 fut le château de Talleyrand.

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D’après les historiens locaux, Féron est aussi l’un des plus anciens villages du canton de Trélon.

La baronnie d' Etroeungt - Féron devient possession française au traité de Nimègue en 1678. En 1708, le Duc d’Orléans rentre en possession des terres d' Avesnes, d’Eclaibes et d’Etroeungt.

Il reste encore aujourd’hui quelques témoignages de son époque glorieuse. On peut y découvrir :

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- son église fortifiée avec sa tour carrée datant de 1614

- le Château de Talleyrand, aujourd’hui le château-ferme du Pont de Sains (les fondations datent du XVIe siècle).

- les Chapelles et oratoires des années 1650

- et à proximité, le temple de l’Amour qui date du début des années 1800…

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L'église fortifiée de Féron construite en 1614

Comme on peut s’en douter, le nom de Féron vient du mot fer. Dès le 11ème siècle, des mines de fer ont en effet été exploitées sur le territoire de Féron. Au lieu-dit Pont-de-Sains a été créée en 1581 une forge par Philippe de Lallis, originaire de Glageon.

Un premier château est élevé au XVIe siècle dont ne perdure que la porte d’accès constituée de deux tours. En 1747, Philippe-Joseph-Emmanuel du Puis fait bâtir sur les lieux un château que Talleyrand rachète après les saisies révolutionnaires. Le prince ajoute une aile en 1808, ainsi qu’un étage en 1829. A la fin du XIXe siècle, d’importants remaniements sont effectués par la famille de Castellane. L’activité de forge, quant à elle, cesse en 1860, à la suite d’un édit protégeant la forêt et de l’intérêt pour la houille.

Le château appartient désormais à l’association trélonnaise la Maison des Enfants qui y a créé un centre d’aide par le travail pour des adultes handicapés.

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Le violoniste de Féron en pleine nuit...

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En raison de la qualité de ses eaux, il a été question de créer à Féron une station thermale. Un projet de construction d’un hôtel-casino a même été fourni par les architectes Jean Lafitte et Louis Cordonnier pour le lieu-dit "la Fontaine rouge" en 1904 et en 1905. Ce premier projet a été très vite abandonné au profit de Saint-Amand-les-eaux.

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A la fin des années 1980 et au début des années 90, des investisseurs américains se sont de nouveau intéressés à l’eau de "la Fontaine Rouge", avant de se désister. Malgré ces qualités (riche en fer et en magnésium), le débit en eau n’était pas assez important et le retour sur investissement pas forcément garanti.

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-L'ancienne route du Pont de Sains à Féron (Photo http://vivaferon.canalblog.com)

Si vous passez par Féron, allez également faire un petit tour du côté du lieu- dit " le Trou-de-Féron ". Ce nom évoquerait selon la légende, une sorte de trou où les féronnais s’étaient réfugiés au 16ème siècle, avant de se faire massacrer. La chapelle Lejeune, construite en pierre bleue vers 1643, témoigne aussi de l'inquiétude des habitants face aux invasions des Espagnols et des Autrichiens. Cette petite chapelle restaurée est visible du côté de la rue d'Avesnes.

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Féron, « l’art et la matière » pour réussir sa mutation…

-A la fin des années 70, le village de Féron est devenu célèbre grâce à son festival « les féronades », qui tous les 2 ans attiraient des milliers de visiteurs en plein cœur de l’été. Après quelques années sans festival, une poignée de bénévoles l'a relancé et a ainsi donné naissance aux « Féron’arts ».

Outre l’organisation d’un festival les années paires, l’association des « Féron’arts » met en place de façon ponctuelle différents ateliers d'initiation et de pratique artistique, à l’échelle du canton de Trélon.

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La "Grange-Cabaret", une célèbre "salle de spectacle" révélé par le festival "Féron'arts"

En s’appuyant sur cette base, la municipalité de Féron, soutenue par le milieu associatif, s’est lancée dans un vaste projet de transformation de la commune en un véritable « village d’éveil aux arts ». Autour du thème « l’art et la matière », Féron a l’ambition de devenir un lieu permanent d’accueil d’artistes, de création, de promotion des arts et d’accompagnement des initiatives artisanales.

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Le centre du village de Féron

La future résidence d’artistes est appelée à devenir un lieu incontournable pour le développement d’activités polyculturelles. Au-delà de la promotion des arts au sens large, la municipalité de Féron et la communauté de communes Action Fourmies et environs se sont engagées à favoriser l’installation d’artistes et d’artisans, en mettant à leur disposition des logements, des ateliers, des structures et même du matériel.

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L'atelier de vannerie "Artsalix" de Féron (Photo www.artsalix.com)

Le vannier Pascal Harbonnier a pu profiter de cette dynamique. A la fin de l’année 2005, il a ouvert son atelier de vannerie « Artsalix » non loin du célèbre « violoniste », souvenir des « féronades » des années 80. Dans un prochain article, nous consacrerons un gros plan sur cet homme pas comme les autres, qui propose tout au long de l’année des « week-ends découvertes » ou des stages d’initiation à la vannerie à tous ceux qui viennent découvrir notre bel avesnois.

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(Photo www.artsalix.com)

Pour plus d’information sur l’atelier de vannerie « Artsalix » de Féron, cliquez ici : http://www.artsalix.com

Pour en savoir plus sur l’association et le festival les « Féron’arts », cliquez ici : http://www.feronarts.com

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Vous pouvez également visiter le nouveau blog Internet sur la vie des Féronnais, relatant les différentes manifestations et festivités : http://vivaferon.canalblog.com

Pour plus de renseignements sur Féron, « village de l’art et de la matière », cliquez ici sur le site Internet de la communauté de communes Action Fourmies et environ : www.cc-actionpaysdefourmies.fr

Posté par Paul Schuler à 01:38 - Histoire de Fourmies et de ses environs - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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